

Fiches destinées aux élèves sur les méthodes de travail, le contenu des programmes, les vertus humaines, et la vie chrétienne.
Humilité1) Définition
L’humilité est une vertu qui nous éclaire sur ce que nous sommes, et nous porte à nous traiter comme nous le méritons.
« Vertu qui affermit l’esprit et l’empêche de s’élever de manière déraisonnable. » (St Thomas d’Aquin)
« L’humilité, c’est la vérité. »
(Ste Thérèse d’Avila)
2) Explications
Lumière dans l’intelligence, elle nous montre ce que nous sommes et nous donne la règle à suivre. Force dans la volonté, elle nous incite à agir conformément à cette règle.
L’humilité n’est pas contraire à l’estime de soi : se connaître, c’est connaître ses défauts, mais aussi ses qualités.
Une juste estime de soi nous met en perspective : j’ai pu grimper sur cette montagne, mais elle est plus grande que moi.
3) Les vices opposés
L’orgueil, estime déréglée de soi-même. Il vient souvent d’une fierté excessive. C’est le pire des péchés : l’orgueilleux se juge meilleur que les autres, ou que Dieu.
La vanité consiste à rechercher sans cesse compliments et remerciements. Chez les jeunes, on l’appelle la « frime ». Ô miroir, peigne, vêtements et chaussures…
L’humilité feinte est de l’hypocrisie.
L’humilité excessive est un manque de confiance en soi. Contre ce dernier, la connaissance de soi est le meilleur remède.
La présomption consiste à me croire déjà saint ; le désespoir, à me croire damné.
1) J’apprends à me connaître
Un examen de conscience honnête me fait découvrir mes défauts et mes faiblesses.
« Toi... orgueilleux ? — De quoi ? »
(St Josémaria, Chemin, 600)
2) Je ne suis rien
J’aurais pu ne pas exister, et après ma mort, on m’oubliera. Et face à une montagne, à une galaxie, quel est mon poids ?
« L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant. » (Blaise Pascal, Pensées)
3) Je n’ai rien
« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’enorgueillis-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (I Cor 5, 7)
4) Je ne vaux rien
J’ai peu de vertus, et elles ne sont pas solides ; et j’ai beaucoup de défauts.
Ma fragilité ne doit pas me surprendre : elle vient du péché originel, et de mes péchés personnels.
5) Dieu m’aidera si je suis humble
« Dieu résiste aux orgueilleux, mais donne sa grâce aux humbles. » (I P 5, 5)
1) Demander l’humilité
Le fait de prier me rappelle que je ne suis pas la source de mes biens.
L’examen de conscience, les actes de contrition, la confession fréquente m’aident à devenir humble.
2) Accepter les humiliations
S’humilier face aux autres n’est pas très efficace : c’est souvent un appel indirect à la louange. Recevoir des humiliations sans protester est beaucoup plus formateur.
« Humilie-toi ; ne sais-tu pas que tu n’es que la poubelle ? » (Chemin, 592)
« Tu n’es pas humble lorsque tu t’humilies, mais bien lorsqu’on t’humilie et que tu le supportes pour le Christ. » (594)
3) Rendre généreusement service
« Se donner sincèrement aux autres est d’une telle efficacité que Dieu le récompense par une humilité pleine de joie. » (St Josémaria, Forge, 591)
Aux vertus éclatantes, préférer les petites vertus, celles qui naissent au pied de la Croix.
4) Parler peu de soi
Il faut parfois parler de soi, se défendre ; mais il faut trouver la bonne mesure.
« Parler de soi est non moins difficile que de marcher sur une corde. » (St François de Sales)
5) Apprendre de Jésus et de Marie
« Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur. » (Mt 5, 29)
L’Eucharistie : Dieu humilié, Dieu caché.
Marie : « Il a jeté les yeux sur son humble servante… » (Luc 1, 46)
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