

Fiches destinées aux élèves sur les méthodes de travail, le contenu des programmes, les vertus humaines, et la vie chrétienne.
Charité1) Qu’est-ce que la charité ?
La première des vertus chrétiennes : aimer Dieu de tout son cœur, et son prochain comme soi-même.
« Charité » signifie « amour délicat » : la forme suprême de l’amour qui se donne à l’autre sans penser à lui-même.
Elle est, avec la foi et l’espérance, l’une des trois vertus théologales, dont l’objet est Dieu Lui-même.
2) Autres caractéristiques
Chacune des vertus doit être imprégnée de charité. « Si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. » (I Cor 13, 2)
Elle est un résumé de toutes les vertus. « Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. » (I Cor 13, 7)
Au ciel, la charité sera la seule vertu théologale à subsister : la foi sera remplacée par la vision, l’espérance par la possession.
« Tous les corps ensemble et tous les esprits ensemble ne valent pas un seul mouvement de charité. » (Blaise Pascal)
3) Les vices opposés
La haine s’oppose strictement à la charité : haïr quelqu’un, c’est lui refuser cet amour auquel il a droit comme fils de Dieu.
L’envie, la jalousie sont des déviances possessives de l’amour : vouloir pour soi seul un amour auquel les autres ont droit aussi. La charité se réjouit du bonheur d’autrui.
L’égoïsme détourne le vrai ordre de la charité : Dieu, les autres et moi.
L’indifférence tue l’amour à petit feu.
1) Une preuve que l’on aime Dieu
« Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur. »
(I Jn 4, 20)
L’amour du prochain est une preuve concrète de l’amour de Dieu. « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits, c’est à moi que vous l’avez fait. » (Mt 25, 40)
Il est souvent plus difficile d’aimer un être humain, qui a des défauts, que Dieu, qui est la perfection même.
2) Elle est le signe du chrétien
« En ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres. »
(Jn 13, 34-35)
Signe efficace pour évangéliser. Les païens disaient des chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment ! »
Il faut donc rester unis.
3) Qui suis-je pour juger ?
Je n’ai pas mission de juger les autres.
Être trop critique vis-à-vis des autres est souvent signe d’orgueil : suis-je parfait ?
Juger les autres, en dire du mal, est une perte de temps et une tâche peu noble.
Même un juge peut trouver une excuse.
« Si tu es tenu de juger, cherche une excuse à ton prochain : il y en a toujours. » (St Josémaria, Chemin, 463)
1) Voir les qualités des autres
Chercher les qualités des autres est plus chrétien que de montrer leurs défauts.
Celui qui aime vraiment son prochain excuse même ses défauts.
Si ce défaut est une offense à Dieu, j’aide le prochain à se corriger, mais en face, et seul à seul : c’est la correction fraternelle.
2) Dire toujours du bien d’autrui
« Ne fais pas de critique négative : quand tu ne peux louer, tais-toi. »
(St Josémaria, Chemin, 443)
Éviter les blagues racistes ou xénophobes (contre les étrangers), et le mépris des professions de service.
Éviter les surnoms, les exclusions.
Proposer des solutions positives pour aider les autres à s’améliorer.
3) Rendre service
Se mettre à la place des autres.
« Quand tu auras terminé ton travail, fais celui de ton frère. »
(St Josémaria, Chemin, 440)
Aider discrètement, sans attendre de remerciements.
Aider un camarade, ce n’est pas faire ses devoirs, mais le pousser à les faire.
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